12/11/2012

Chronique de minuit #2



C'est au début de ce mois-ci qu'est sorti le septième album du groupe de nu-métal Deftones, Koi No Yokan, chez Reprise Records.
Les fans du groupe appréhenderont le nom nippon de l'album, signifiant approximativement  "la prémonition de l'amour". D'autre part, après un retour en force avec le puissant Diamond Eyes en 2010, on imaginait mal le groupe innover encore.
Mélange habile entre les albums White Pony, Around The Fur et Diamond Eyes, le dernier opus des américains surprend par sa puissance mélancolique. 
On distingue comme plusieurs parties dans l'album. Les quatre premières pistes, allant de Swerve City à Poltergeist, sont une véritable claque auditive: morceaux pêchus, rythmés et efficaces; le cinquième morceau, Entombed, sert de transition à l'autre partie de l'album, plus mélancolique mais aussi plus puissante. On retrouve des basses cinglantes assimilables aux premiers albums de Korn, des guitares saturées au possible, des rythmes lourds et toujours la voix emblématique du chanteur Chino Moreno, tantôt pêchue et hurlante, tantôt douce et mélancolique.
Moins fou furieux que les autres opus mais toujours aussi musicalement riche, Koi No Yokan fait vibrer les tympans. Du très lourd, encore une fois.

Ci-dessous: Leathers, troisième piste de l'album. 
   
Woo.

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