13/05/2014
West Coast!
Après nous avoir offert leur album axé hip-hop swing Nasty Tricks l'année dernière, les malfrats à l'ancienne Smokey Joe & The Kid nous délivrent aujourd'hui The Game, un tout nouvel EP de 4 titres! Ils ont opté pour un ensemble résolument plus américain: c'est un savant mélange entre hip-hop, le swing électrique qu'on leur connaît, et une teinte de blues. Et pour enregistrer tout ça, le duo est allé aux Etats Unis: Road trip à travers la côte ouest, entre l'odeur du bitume brûlé de Los Angeles et le paysage délirant de San Francisco...comme source d'inspiration, on a vu pire! Mais pour tout gangster qui se respecte, c'était inévitable. En plus, ça leur a vraiment pas mal réussi:
Pour jouer le jeu jusqu'au bout, je vais vous présenter l'EP comme une charade. Chaque morceau représentera une lettre, et vous verrez qu'elles ne correspondent pas si mal avec l'esprit des morceaux.
La première lettre, on la retrouve dans les mots, "gigue", "groove", et "guitare". Ce sont les mots qui définissent la première piste éponyme: riffs funky, beat groovy, cuivres en renfort. C'est un morceau bercé par les voix et les saxophones, saccadé par le beat et le scratch. Un ensemble vivant et dansant, tout frais, presque espiègle.
La seconde réside dans les mots "agressif", "affirmé" et "alchimie". Gifted Child est un morceau plus énervé, plus gras, où le rythme est souligné par le flow du rappeur NON Genetic, et un piano aux notes grinçantes. On retrouve la recette du mariage parfait, que le duo maîtrise insolemment bien: un rap affirmé, secondé par de l'électro-jazz rythmée et sans fioritures.
La troisième est présente dans "méchant" et "mélodique". Stay Awake est un morceau dans la continuité de son précédent: Gift Of Gab nous offre un flow qui démange, toujours appuyé par un ensemble musical puissant et énergique. Cuivres toujours au rapport, secondés par de l'orgue et des choeurs.
La dernière se trouve dans "excentrique" et "exotique". Cette fois-ci, ce sont The Procussions qui posent leur flow, sur le thème du désir! Avec des mélodies aux airs plus orientaux, Temptation se détache des autres pistes. Un pari réussi, qui apporte une touche d'originalité à l'ensemble.
Bon, vous vous en doutez, le mot complet est "Game", qui n'est autre que le nom de l'EP (ouais, je me suis pas foulé). En tout cas, si vous avez des envies de suicide à cause des examens, que le stress vous broie le bide à cause d'un patron tyrannique, ou que votre animal domestique vous mène la vie dure, The Game saura vous donner le sourire et l'envie de marcher en rythme dans la rue! Je finis en vous joignant ci-dessous la vidéo du making-of, ou autrement dit le périple américain des deux artistes. Enjoy!
PS: le lien deezer pour The Game au complet. Bonne écoute!
William
30/04/2014
Of Muses and Myths
Avis aux touristes: si vous faites une escale à Bayonne, faites autre chose que de boire des coups rue Pannecau ou manger du jambon. Passez plutôt voir Coldust! En plus ils passent au bar Kixkil de temps en temps. Vous pourrez ainsi passer un bon moment devant un concert, tout en mangeant du jambon et en buvant des coups rue Pannecau. Tentant non?
Assez dit de conneries, on attaque! Le quatuor Bayonnais a sorti son EP Of Muses and Myths aujourd'hui, et je compte bien vous en dire plus long:
Coldust est un groupe tendance rock s'étant formé en 2012. Ils ont parcouru des bars, des skateparks, des cafés-concert et des salles, pour finalement parvenir à jouer en première partie de Parabellum à Mont de Marsan la semaine dernière, s'il vous plaît! L'énergie, l'amour du son irrigue leur musique, et ils ne sont pas là pour boire l'eau des pâtes!
Si vous ne me croyez pas, Of Muses and Myths parle à ma place! Il met tout le monde d'accord de suite avec Shades. Riff accrocheur, entre rock et stoner, avec un rythme soutenu (y'a de la double pédale dans l'air) et une voix écorchée vive, puissante et mélancolique, choeurs en renforts.
On enchaîne avec Numbers'trooper, plus sombre et grinçant. Atmosphère plus obscure: notes graves, voix plus appuyées, ensemble moins énervé et rythme plus lent. Entre claque auditive, rock progressif et ballade mélancolique.
Pour faire court: l'EP reflète la maturité musicale du quatuor. Entre rock progressif, puissance de feu et mélancolie fragile, on croirait presque entendre du Deftones. Alors avant qu'ils ne sortent leur album, foncez télécharger tout ça (parce que c'est gratuit) et ne vous faites pas prier pour faire tourner! Enjoy!
PS: leur page facebook, et leur profil soundcloud!
Assez dit de conneries, on attaque! Le quatuor Bayonnais a sorti son EP Of Muses and Myths aujourd'hui, et je compte bien vous en dire plus long:
Coldust est un groupe tendance rock s'étant formé en 2012. Ils ont parcouru des bars, des skateparks, des cafés-concert et des salles, pour finalement parvenir à jouer en première partie de Parabellum à Mont de Marsan la semaine dernière, s'il vous plaît! L'énergie, l'amour du son irrigue leur musique, et ils ne sont pas là pour boire l'eau des pâtes!
Si vous ne me croyez pas, Of Muses and Myths parle à ma place! Il met tout le monde d'accord de suite avec Shades. Riff accrocheur, entre rock et stoner, avec un rythme soutenu (y'a de la double pédale dans l'air) et une voix écorchée vive, puissante et mélancolique, choeurs en renforts.
On enchaîne avec Numbers'trooper, plus sombre et grinçant. Atmosphère plus obscure: notes graves, voix plus appuyées, ensemble moins énervé et rythme plus lent. Entre claque auditive, rock progressif et ballade mélancolique.
Pour faire court: l'EP reflète la maturité musicale du quatuor. Entre rock progressif, puissance de feu et mélancolie fragile, on croirait presque entendre du Deftones. Alors avant qu'ils ne sortent leur album, foncez télécharger tout ça (parce que c'est gratuit) et ne vous faites pas prier pour faire tourner! Enjoy!
PS: leur page facebook, et leur profil soundcloud!
23/04/2014
The Sleeping Camp
Oyez les gars, du lourd! Al'Tarba, le beatmaker toulousain, revient avec son dernier EP. Signé chez Jarring Effects, The Sleeping Camp s'éloigne de la légèreté de son précédent Ladies & Ladies pour un semblant de retour aux sources. On sent l'esprit sombre de ses premières productions ressurgir, comme les albums Lullabies For Insomniacs ou Blood Out Connections. Et puis, entre trip-hop et hip hop, il n'y a qu'un pas...
The Sleeping Camp, c'est aussi le nom que porte le premier morceau. A la fois envoûtant, inquiétant et fragile. Guitare manouche aux notes mélancoliques, chants envoûtants, rythmes lourds, et une autre gratte, électrique, rappelant l'ambiance des films de Tarentino. C'est comme si un feu de camp traditionnel entre potes se changeait en une danse rituelle autour des flammes. Les chants saccadés rappellent You de Gold Panda.
Pour le deuxième morceau, Al'Tarba a fait équipe avec son pote DJ Nix'on, avec qui il tourne depuis un an. He Garçon! est un morceau léger qui swingue, agrémenté de scratch, de cuivres, de samples et d'un méchant beat hip-hop. Même si vous aimez pas danser, la tête bouge toute seule!
Heat Holders est l'avant dernier morceau, et il est plus agressif. Hip-hop hardcore, avec un rap enervé et une instru puissante. En featuring avec Dirt Platoon, il ravira les gangsters les plus chevronnés!
Enfin, apothéose avec Dusty Signal. Suite de la transe entamée dans le premier morceau, les voix et les guitares manouches reviennent pour nous emmener encore plus loin. Il y a même un moment où une voix d'enfant se fait entendre, soufflant doucement des onomatopées.
Entre rêve, magie et ghetto, Al'Tarba arrive à faire du neuf avec du vieux, et sans bavure. L'atmosphère sombre et lancinante règne, mais avec une touche de modernité, comme si ses albums précédents avaient gagné en maturité. C'est envoûtant, tantôt léger et puissant. Enfin, bonne nouvelle, parce que cet EP n'est autre qu'un aperçu de son prochain album, Let The Ghost Sing. Ah, et j'oubliais, je rappelle que The Sleeping Camp est signé chez Jarring Effects, le même label que les lyonnais d'High Tone. M'est avis que c'est pas un hasard...
PS: pour l'EP en entier, c'est ici.
The Sleeping Camp, c'est aussi le nom que porte le premier morceau. A la fois envoûtant, inquiétant et fragile. Guitare manouche aux notes mélancoliques, chants envoûtants, rythmes lourds, et une autre gratte, électrique, rappelant l'ambiance des films de Tarentino. C'est comme si un feu de camp traditionnel entre potes se changeait en une danse rituelle autour des flammes. Les chants saccadés rappellent You de Gold Panda.
Pour le deuxième morceau, Al'Tarba a fait équipe avec son pote DJ Nix'on, avec qui il tourne depuis un an. He Garçon! est un morceau léger qui swingue, agrémenté de scratch, de cuivres, de samples et d'un méchant beat hip-hop. Même si vous aimez pas danser, la tête bouge toute seule!
Heat Holders est l'avant dernier morceau, et il est plus agressif. Hip-hop hardcore, avec un rap enervé et une instru puissante. En featuring avec Dirt Platoon, il ravira les gangsters les plus chevronnés!
Enfin, apothéose avec Dusty Signal. Suite de la transe entamée dans le premier morceau, les voix et les guitares manouches reviennent pour nous emmener encore plus loin. Il y a même un moment où une voix d'enfant se fait entendre, soufflant doucement des onomatopées.
Entre rêve, magie et ghetto, Al'Tarba arrive à faire du neuf avec du vieux, et sans bavure. L'atmosphère sombre et lancinante règne, mais avec une touche de modernité, comme si ses albums précédents avaient gagné en maturité. C'est envoûtant, tantôt léger et puissant. Enfin, bonne nouvelle, parce que cet EP n'est autre qu'un aperçu de son prochain album, Let The Ghost Sing. Ah, et j'oubliais, je rappelle que The Sleeping Camp est signé chez Jarring Effects, le même label que les lyonnais d'High Tone. M'est avis que c'est pas un hasard...
PS: pour l'EP en entier, c'est ici.
07/04/2014
LE LEXIQUE DE L'ELECTRONIQUE #1
Bien à vous chers lecteurs, c'est en revisitant mes posts et en tenant compte de vos remarques que je me suis aperçu d'un détail qui a quand même son importance: la musique électronique est ce dont je parle le plus. Rassurez vous hein, ça va bientôt changer, mais quelques petits points sont à mettre au clair! Notamment sur les genres qui découlent de la musique faite avec des machines. Alors enfilez votre casque! La première partie du lexique musical sans transition:
1. La Trap.
La trap (ou "le"...je sais pas), est un style électronique qui découle du hip-hop. Basses profondes qui font vibrer les côtes, notes pincées ou longues et coups de cymbale en mitraillette (ou pas...ce sont le rythme et les basses qui comptent). Le genre de musique qui vous donne envie de conduire une low-rider avec le son à fond et de mettre un dentier en or. Ou de vous convertir en gangster croûlant sous des montagnes de dollars, c'est vous qui voyez!
Quelques artistes de trap (pour les curieux voulant se convertir en gangster de salle de bains): UZ, LOUDPVCK, Spol, Hucci, RL Grime, Salva, Bro Safari, UFO!, Brillz, Apashe...
2. L'électro Thrash
C'est le style considéré comme le côté punk de l'électro. Notes ultra-saturées, rythmes enragés et puissance de feu. On peut même entendre un chanteur pas content gueuler derrière dans certains cas. Le genre qui fait toujours mouche en concert! Et comme on dit hein, un concert des Bloody Beetroots sans pogo, c'est comme une soupe sans moustache. DESTROOOOOY!
.
Et pour ceux qui veulent tout casser chez eux ou faire du headbang occasionnel, voici quelques groupes d'électro-thrash: The Subs, The Noisy Freaks, Drivepilot, Owl Vision, Hantise..
3. La Tech House
Avis aux amateurs de stroboscopes et de lumières épileptiques! Une seule ligne de conduite: un rythme et un ensemble de notes qui se répètent, avec des éléments s'ajoutant au fur et à mesure (ou pas). C'est un genre un peu ingrat, parce qu'il peut mettre en transe comme il peut soûler à mort...par contre quand c'est bien fait, ça marche!
Je vous fais suivre quelques noms: Laurent Garnier, Wolfgang Gartner, Erol Alkan...
4. La Hardtek
Là, c'est un autre level. Rythmes ultra rapides et répétitifs, souvent accompagnés de samples de vieux films et de notes criardes et destructurées. Dans le genre underground, la hardtek et ses dérivés se posent là: un mur de son, à la plage ou dans une forêt, avec beaucoup de gens en transe, et un peu de farine qui traîne (j'ai dit farine?). C'est un genre comme un autre, mais si vous en avez dans votre iPod, attendez-vous à ce que les gens vous regardent avec des yeux ronds (mais au fond, on les emmerde). "T'écoutes ça toi??"
Quelques références pour les plus aventuriers d'entre vous: Narkotek, Teknocrates, Heretik Soundsystem...
5. Le Dubstep
C'est le genre un peu casse-gueule, décrié et adulé à la fois. Certains disent que tout le monde peut faire du dubstep en samplant son mixeur en marche, d'autres que c'est du sacré génie. Pour ma part, je penche plutôt pour le génie. Un mot d'ordre: le wobble. J'explique: le wobble est une forme d'oscillation qui peut varier comme rester constante. Si je devais le définir en onomatopée, ça serait "webwebweb", ou "wutwutwuuut". Et niveau construction, c'est proche des autres styles électroniques: un rythme, des notes, une montée, une accélération puis explosion dans-ta-face. Ah, et j'oubliais: le dubstep peut aussi être tranquille, et il ne se limite pas à Skrillex!
Quelques pros du wobble: Excision, Skism, Downlink, Figure, Gramatik, Ajapai, Liquid Stranger, Bassnectar...
6. Le Breakbeat
Le breakbeat, ça porte bien son nom. C'est un rythme cassé ou saccadé. Jamais constant, c'est un genre qui surprend, pouvant se montrer massif comme très calme. C'est le genre de musique où on ne sait pas trop sur quel pied danser en concert...mais quand c'est bien fait, ça casse des briques et ça déchaîne la fosse! En plus, ça a plus de structure qu'il n'y paraît.
Quelques saccadés du cerveau: Cut & Run, Adam Freeland, Stanton Warriors...
Voilà pour la première partie du lexique. La suite, on verra plus tard! Trop d'électro dans une journée tue l'électro. Deuxième partie prochainement!
1. La Trap.
La trap (ou "le"...je sais pas), est un style électronique qui découle du hip-hop. Basses profondes qui font vibrer les côtes, notes pincées ou longues et coups de cymbale en mitraillette (ou pas...ce sont le rythme et les basses qui comptent). Le genre de musique qui vous donne envie de conduire une low-rider avec le son à fond et de mettre un dentier en or. Ou de vous convertir en gangster croûlant sous des montagnes de dollars, c'est vous qui voyez!
Quelques artistes de trap (pour les curieux voulant se convertir en gangster de salle de bains): UZ, LOUDPVCK, Spol, Hucci, RL Grime, Salva, Bro Safari, UFO!, Brillz, Apashe...
2. L'électro Thrash
C'est le style considéré comme le côté punk de l'électro. Notes ultra-saturées, rythmes enragés et puissance de feu. On peut même entendre un chanteur pas content gueuler derrière dans certains cas. Le genre qui fait toujours mouche en concert! Et comme on dit hein, un concert des Bloody Beetroots sans pogo, c'est comme une soupe sans moustache. DESTROOOOOY!
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Et pour ceux qui veulent tout casser chez eux ou faire du headbang occasionnel, voici quelques groupes d'électro-thrash: The Subs, The Noisy Freaks, Drivepilot, Owl Vision, Hantise..
3. La Tech House
Avis aux amateurs de stroboscopes et de lumières épileptiques! Une seule ligne de conduite: un rythme et un ensemble de notes qui se répètent, avec des éléments s'ajoutant au fur et à mesure (ou pas). C'est un genre un peu ingrat, parce qu'il peut mettre en transe comme il peut soûler à mort...par contre quand c'est bien fait, ça marche!
Je vous fais suivre quelques noms: Laurent Garnier, Wolfgang Gartner, Erol Alkan...
4. La Hardtek
Là, c'est un autre level. Rythmes ultra rapides et répétitifs, souvent accompagnés de samples de vieux films et de notes criardes et destructurées. Dans le genre underground, la hardtek et ses dérivés se posent là: un mur de son, à la plage ou dans une forêt, avec beaucoup de gens en transe, et un peu de farine qui traîne (j'ai dit farine?). C'est un genre comme un autre, mais si vous en avez dans votre iPod, attendez-vous à ce que les gens vous regardent avec des yeux ronds (mais au fond, on les emmerde). "T'écoutes ça toi??"
Quelques références pour les plus aventuriers d'entre vous: Narkotek, Teknocrates, Heretik Soundsystem...
5. Le Dubstep
C'est le genre un peu casse-gueule, décrié et adulé à la fois. Certains disent que tout le monde peut faire du dubstep en samplant son mixeur en marche, d'autres que c'est du sacré génie. Pour ma part, je penche plutôt pour le génie. Un mot d'ordre: le wobble. J'explique: le wobble est une forme d'oscillation qui peut varier comme rester constante. Si je devais le définir en onomatopée, ça serait "webwebweb", ou "wutwutwuuut". Et niveau construction, c'est proche des autres styles électroniques: un rythme, des notes, une montée, une accélération puis explosion dans-ta-face. Ah, et j'oubliais: le dubstep peut aussi être tranquille, et il ne se limite pas à Skrillex!
Quelques pros du wobble: Excision, Skism, Downlink, Figure, Gramatik, Ajapai, Liquid Stranger, Bassnectar...
6. Le Breakbeat
Le breakbeat, ça porte bien son nom. C'est un rythme cassé ou saccadé. Jamais constant, c'est un genre qui surprend, pouvant se montrer massif comme très calme. C'est le genre de musique où on ne sait pas trop sur quel pied danser en concert...mais quand c'est bien fait, ça casse des briques et ça déchaîne la fosse! En plus, ça a plus de structure qu'il n'y paraît.
Quelques saccadés du cerveau: Cut & Run, Adam Freeland, Stanton Warriors...
Voilà pour la première partie du lexique. La suite, on verra plus tard! Trop d'électro dans une journée tue l'électro. Deuxième partie prochainement!
02/04/2014
EKPHRÖN
Faisons un constat: il est censé faire beau mais le soleil se fait la malle, les politiques et les médias n'ont parlé que des municipales, et l'allergie au pollen se repointe sans pour autant que le printemps ne montre le bout de son nez. Alors laissez les ministres avec leur baratin interminable, mouchez-vous un coup, éteignez la télé et ouvrez grand vos oreilles: le dernier album d'High Tone, Ekphrön, est dans les bacs depuis lundi!
Pour ceux qui ne connaissent pas, High Tone est un quintet lyonnais qui a beaucoup évolué: entre électronique et dub, reggae et dubstep...autant d'albums et de collaborations qui ont enrichi leur répertoire musical. Ils ont commencé avec Opus Incertum en 2000, sorti Outback en 2010 (sacré bordel cet album, je vous le recommande vivement), et nous surprennent à nouveau avec Ekphrön en ce semblant de printemps 2014. Ils sont revenus d'Inde en pleine forme, et on le sent!
Il ne dure que 43 minutes et pourtant cet album met tout le monde d'accord! Comme quoi ce n'est pas la durée qui compte (avis aux éjaculateurs précoces). Non sans rire, beaucoup de richesse irrigue Ekphrön. Entre violon, cithare, cordes japonaises, électronique expérimentale et dub. Au delà des instruments, le groupe nous fait voir du pays! A la fois apaisant et terriblement puissant, un style progressif au possible. En plus, on trouve Shanti-D, le violoniste Vincent Segal et même le rappeur Oddatee!
Pour résumer: 43 minutes, neuf morceaux, richesse musicale optimale et claque auditive. On voyait mal comment le groupe pouvait encore évoluer après l'expérimental High Damage en 2012, fait avec Brain Damage. Ils nous prouvent le contraire en proposant encore une fois quelque chose de nouveau! Alors si vous aimez le dub et la musique expérimentale, régalez vos tympans avec Ekphrön pour des frissons garantis. Ci-dessous, Until The Last Drop avec Shanti-D en auxiliaire. Bon voyage!
PS: Pour l'album en entier, c'est là! Bonne écoute.
26/03/2014
HOLOGRAM
Je suis pas du genre à commencer un article aussi brusquement hein, mais avant toute chose, je tiens vraiment à m'excuser pour l'inactivité totale de ces deux derniers mois. Vraiment vraiment.
Je vais pas vous raconter ma vie, parce qu'on s'en fout, et qu'il y a bien plus important: la sortie du dernier album des Subs à la fin du mois! Je vais vous rafraîchir la mémoire: The Subs, belges énervés, ont sorti deux albums avant de dévoiler leur dernier bébé. Subculture en 2008, Decontrol en 2011. De l'électro qui crache, avec des titres dévastateurs comme Mitsubishi ou My Punk. Saturation omniprésente, montées titanesques...Un groupe qui fait mal, connu aussi pour ses prestations live qui déchaînent les foules.
Hologram est le nom de leur dernier album, et il sort le 31 mars. Vous le remarquerez comme moi, ils se sont quand même bien calmés...sans transition, analyse!
L'artwork est assez évocateur de leur évolution. Trois espèces de surfeurs d'argent, dans un univers quadrillé, avec un côté tout lisse et dégoulinant à la fois.La jaquette en dit long! C'est rétro-futuriste, tout comme la musique à l'intérieur.
On trouve un côté doux et léger, avec de la pop et des influences disco; nappes de synthés longues et planantes, aériennes. Un côté plus gangsta, avec du hip-hop soutenu et des touches de trap. Et enfin leur côté à eux, avec la saturation qu'on leur connaît, secondé par des beats saccadés coupés à la machette. Du vrai beau boulot.
En plus, plein de gens cool participent à tout ça: la belle Selah Sue et sa voix enchanteresse, les rappeurs Jay Brown et Danny Greene, Colonel Abrams et même Jean-Pierre Castaldi pour le morceau Concorde!
Bilan: un album vraiment malin. Le trio belge a su innover et changer de style, tout en gardant leur patte. Alors faites péter vos baffles, et foncez voir les Subs en concert si vous en avez l'occasion! Vous comprendrez la vraie définition de l'énergie. Ci-dessous, le clip de Concorde, cinquième piste de l'aventure holographique. Enjoy!
PS: pour écouter l'album avant sa sortie, c'est ici!
Je vais pas vous raconter ma vie, parce qu'on s'en fout, et qu'il y a bien plus important: la sortie du dernier album des Subs à la fin du mois! Je vais vous rafraîchir la mémoire: The Subs, belges énervés, ont sorti deux albums avant de dévoiler leur dernier bébé. Subculture en 2008, Decontrol en 2011. De l'électro qui crache, avec des titres dévastateurs comme Mitsubishi ou My Punk. Saturation omniprésente, montées titanesques...Un groupe qui fait mal, connu aussi pour ses prestations live qui déchaînent les foules.
Hologram est le nom de leur dernier album, et il sort le 31 mars. Vous le remarquerez comme moi, ils se sont quand même bien calmés...sans transition, analyse!
L'artwork est assez évocateur de leur évolution. Trois espèces de surfeurs d'argent, dans un univers quadrillé, avec un côté tout lisse et dégoulinant à la fois.La jaquette en dit long! C'est rétro-futuriste, tout comme la musique à l'intérieur.
On trouve un côté doux et léger, avec de la pop et des influences disco; nappes de synthés longues et planantes, aériennes. Un côté plus gangsta, avec du hip-hop soutenu et des touches de trap. Et enfin leur côté à eux, avec la saturation qu'on leur connaît, secondé par des beats saccadés coupés à la machette. Du vrai beau boulot.
En plus, plein de gens cool participent à tout ça: la belle Selah Sue et sa voix enchanteresse, les rappeurs Jay Brown et Danny Greene, Colonel Abrams et même Jean-Pierre Castaldi pour le morceau Concorde!
Bilan: un album vraiment malin. Le trio belge a su innover et changer de style, tout en gardant leur patte. Alors faites péter vos baffles, et foncez voir les Subs en concert si vous en avez l'occasion! Vous comprendrez la vraie définition de l'énergie. Ci-dessous, le clip de Concorde, cinquième piste de l'aventure holographique. Enjoy!
PS: pour écouter l'album avant sa sortie, c'est ici!
27/01/2014
La Fine Equipe
S!: On va faire comme si je vous connaissais pas. Comment s'est formée La Fine Equipe (LFE), vous vous êtes rencontrés comment?
LFE: La Fine Equipe existe depuis longtemps! On est 4 dans l'équipe, et on est 3 à venir de Marseille. On avait monté une équipe de scratch un peu comme Birdy Nam Nam. On s'est rencontrés surtout autour de ça: on a commencé à faire de la radio dans le sud, et une partie de l'équipe est en suite montée à Paris. C'est là qu'on a rencontré Chomsky, le dernier de l'équipe qui a rejoint le groupe! Du coup on s'est plus mis à la prod', on a monté notre studio d'enregistrement, notre label...Tu vois, on a monté un espèce de pôle complet où t'as production, mixage, promotion...Tout ce qu'il faut pour créer et sortir de la musique quoi!
S!: Ok! Et d'après ce que j'ai pu lire, vous êtes des potes de Senbeï? Vous avez remixé un de ses morceaux dans l'album Micrology!
LFE: A la base on était potes avec Tha Trickaz y'a de ça pas mal de temps, et Senbeï bosse avec eux. Il a aussi monté un groupe avec un des gars, ça s'appelle Tha New Team. Avec Chomsky on a partagé un studio pendant un an avec lui, et du coup on est super potes, on partage pas mal de trucs...et on a fait un remix récemment pour son album qui vient de sortir!
S!: D'accord! Pour en revenir à des questions d'usage, votre tournée se passe bien?
LFE: On tourne partout et on vient de s'arrêter pour calmer le jeu, dans l'idée de créer un nouveau live et un nouvel album.
S!: Et les prestations sur scène marchent aussi bien que ce soir en général?
LFE: En général oui. C'était spécial ce soir, parce que ce n'était pas un live justement. On est en DJ set avec une petite partie live...on joue un peu de tout. C'est ce qu'on fait en ce moment, et c'est au printemps qu'on va reprendre le live, avec des nouveaux morceaux et une nouvelle scénographie. Tout va changer!
S!: Pour terminer, vous avez fait deux albums, avec les deux volumes de La Boulangerie et un EP avec le rappeur ASM en 2013. A quoi ressemblera le prochain album?
LFE: Entretemps on a aussi sorti un album qui s'appelle Fantastic Planet avec des rappeurs et là comme je te le disais on est vraiment en préparation, on est en train de terminer un EP et un album en cours: un EP avant l'été, et un album avant la rentrée. Ça va être une sorte de Boulangerie un peu déclinée: pas mal de beats, beaucoup d'instrus, et va y avoir pas mal de monde! Des rappeurs, des chanteurs...
Vous l'aurez donc compris avec l'interview ci-dessus, La Fine Equipe est composée de 4 beatmakers. Leurs productions reflètent leur talent: ils mêlent habilement hip-hop, blues, scratch, trip-hop, jazz...et j'ai donc eu la chance de les rencontrer après leur prestation sur scène à La Bellevilloise, salle de concert dans le 20 ème arrondissement de Paris. Les photos parleront plus que moi, mais c'était vraiment une soirée qui valait le coup!
La soirée au complet dure de 23h à 6h du matin. Cela va de soi, un des seuls à être au rendez-vous en avance, c'est moi. Quand la billetterie ouvre ses portes, j'entre et demande mon accréditation, l'appareil photo dans le sac à dos. On me l'octroie, en me disant que l'interview se fera après le passage sur scène de La Fine Equipe, dans la loge, aux environs de deux heures du matin. Sachant qu'ils doivent officier à partir d'1h, je suis encore plus excité qu'une mouche un soir d'orage. Au vu du monde et du matos que j'ai sur moi, j'opte pour la solution d'attente dans un bar des environs. Je sors de la rue Boyer, descends celle de Menilmontant et m'arrête pour siroter un coca (oui je suis pauvre) au bord de la route. Il fait nuit noire, les klaxons me siphonnent les tympans et les nuages menacent de me pisser dessus. J'vous jure, avec la cathédrale que je vois de ma chaise, il manque plus que les éclairs arrivent et qu'un gars joue de l'orgue en riant d'un rire machiavélique de sa voix de stentor. Oui, bon, j'exagère à peine hein!
Bref, après avoir atteint un score record à Tetris (sans bonus!) et englouti mon breuvage, je me décide enfin à bouger vers la salle. J'attends dans la file, mais une jeune fille au maquillage dégoulinant sur son visage me demande ce que j'attends. Je lui dis tout simplement que j'attends mon tour, elle me répond tout simplement qu'elle est bourrée et qu'elle ne veut pas aller vomir toute seule dans la rue d'à côté. Etant basque et ayant déjà bravé les foules des fêtes de Bayonne, j'ai moi même été souvent confronté à ce genre de situation à haut risque. Tout est une question de timing: il faut absolument continuer à parler à la personne mal en point, et trouver un endroit au plus vite. Sinon, le destin (ou plutôt l'intestin de la personne concernée) se retourne contre vous. Et à moins que vous ne portiez une veste bariolée de chez Desigual, le vomi ne passe pas inaperçu sur les fringues (oui, c'est gratuit).
Après avoir aidé la malade en détresse, je reviens sur mes pas et entre dans la salle accompagné d'une des employées. Je finis ma route, prends mon boîtier et mes objectifs, et fonce sur l'estrade pendant le set de La Fine Equipe, après avoir posé mon sac entre deux fauteuils, dans le noir, à portée d'yeux. Et même sans flash et avec la lumière rouge, quelques photos ressortent pas si mal! Je vous montre ça:
Après avoir pris les clichés, je remets les armes dans leurs fourreaux et danse au rythme de la musique, toujours le sac en ligne de mire. Morceaux saccadés à coups de scratch énervés, session trap pour ravir les amateurs de musique de gangster enragé, moment dubstep pour allumer la fosse, et final hip-hop rythmé pour déchaîner le public. Grande classe et humilité, car le groupe, aimant son public, a lâché un rappel à réveiller les morts. De plus, l'interview qui a suivi s'est faite comme à la maison: ambiance conviviale, tout le monde un verre à la main, et l'amour du métier transpirant sur les murs. Un vrai bon moment, mon téléphone à l'écran déglingué servant de dictaphone.
Même si je suis parti avant la fin de la soirée (oui je suis un être faible), que je suis rentré sous la pluie et que j'ai trouvé un mollard surprise sur la fermeture de mon sac (je soupçonne la fille ivre morte qui gisait sur le canapé, non loin de mon attirail), c'était quelque chose! Rentrer au Pays Basque en sachant que j'ai vu les concerts de La Fine Equipe et Tambour Battant, tapé un check au rappeur ASM dans la loge et sué comme un cycliste au soleil, il y a pire comme bilan!
Je vais finir en vous recommandant vivement de voir La Fine Equipe si vous en avez l'occasion. Je ne dis pas ça pour faire le lèche bottes hein, c'est vraiment super cool, c'est pas plus cher qu'un cinoche entre potes et vous êtes sûr d'y trouver votre compte. Super ambiance, sans rire! Ah oui et au fait, voilà leur page facebook et le profil soundcloud. Kiffez bien!
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